Travail, famille, vie sociale : S’entraîner uniquement 2 jours est-il suffisant ?

Table des matières

Introduction

Dans le monde d’aujourd’hui, nombreux sont ceux qui jonglent entre des responsabilités professionnelles, familiales et sociales. Ce rythme effréné rend parfois difficile l’intégration d’une routine sportive régulière. Une question récurrente se pose donc : est-il possible de regrouper toute son activité physique sur le week-end tout en restant en bonne santé et en maintenant une composition corporelle optimale ? C’est là qu’intervient le concept de weekend warrior, une personne qui concentre ses séances d’exercice sur 1 ou 2 jours dans la semaine, souvent faute de temps.

Mais cette stratégie est-elle aussi efficace qu’une pratique régulière et répartie tout au long de la semaine ? Jusqu’à récemment, les preuves scientifiques sur ce sujet étaient limitées. Cependant, une étude récente de Lei et al. (2024) apporte des éléments de réponse essentiels. En analysant les données de près de 10 000 participants via le National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), les chercheurs ont comparé les bénéfices liés à différents schémas d’activité physique.

Cet article a pour but de rendre les résultats de cette étude accessibles à tous, qu’il s’agisse de sportifs confirmés, de débutants ou de personnes cherchant à optimiser leur santé malgré un emploi du temps chargé.

Objectif et hypothèses de l’étude

Objectif

L’objectif principal de l’étude menée par Lei et al. (2024) était d’examiner l’association entre les schémas d’activité physique et divers indicateurs de masse grasse, mesurés par absorptiométrie à rayons X en double énergie (DXA). En termes simples, les chercheurs ont voulu déterminer si regrouper toute son activité physique sur 1 ou 2 jours offrait les mêmes avantages que de s’entraîner régulièrement tout au long de la semaine.

Cette étude s’intéresse particulièrement à trois types de graisse :

  • La graisse abdominale viscérale (celle entourant les organes internes), un facteur de risque connu pour les maladies cardiovasculaires.
  • La graisse sous-cutanée abdominale, plus visible et souvent associée à l’esthétique.
  • La masse grasse corporelle totale, un indicateur global de la composition corporelle.

Hypothèses

Contrairement à de nombreuses études qui établissent des hypothèses claires, les chercheurs ici n’ont pas explicitement énoncé de prédictions. Toutefois, leur analyse vise à répondre à une question cruciale : les personnes actives uniquement le week-end bénéficient-elles d’améliorations similaires en matière de composition corporelle par rapport à celles actives régulièrement ? Nous explorerons cette question en détail à travers les résultats de l’étude.

Méthodologie

Données utilisées

Pour cette étude, Lei et ses collègues ont exploité les données du National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), un programme de recherche mené aux États-Unis depuis les années 1960. Ce programme collecte des données sur la santé, la nutrition et les comportements liés au mode de vie à partir d’un échantillon représentatif de la population américaine.

Les chercheurs se sont concentrés sur les données collectées entre 2011 et 2018, regroupant initialement 14 934 participants âgés de 20 à 59 ans. Après l’application de critères d’exclusion stricts (données invalides, limitations physiques, etc.), 9 629 participants ont finalement été inclus dans l’analyse.

Classification des participants

Pour comparer les effets de différents schémas d’activité physique, les chercheurs ont classé les participants en trois catégories distinctes :

  • Inactifs : Moins de 150 minutes d’activité modérée ou 75 minutes d’activité vigoureuse par semaine.
  • Weekend warriors : Respectent les recommandations en concentrant toute l’activité physique sur 1 à 2 jours par semaine.
  • Régulièrement actifs : Atteignent les recommandations grâce à une activité physique répartie tout au long de la semaine.

Cette classification s’appuie sur le Global Physical Activity Questionnaire (GPAQ), un outil reconnu pour évaluer les habitudes d’activité physique.

Mesures prises

L’étude s’est concentrée sur des mesures précises liées à la composition corporelle et à la santé métabolique, notamment :

  • La graisse abdominale (viscérale et sous-cutanée) mesurée par DXA.
  • L’indice de masse corporelle (IMC) et le tour de taille, indicateurs classiques de l’adiposité.
  • Des variables démographiques comme l’âge, le niveau d’éducation et le revenu pour mieux comprendre les profils des participants.

Analyse statistique

Les chercheurs ont utilisé des modèles de régression statistique pour examiner les relations entre les catégories d’activité physique et les différentes mesures d’adiposité. Les résultats ont été standardisés en unités de déviation standard, permettant ainsi une comparaison directe des effets.

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