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Introduction
La créatine est l’un des suppléments les plus étudiés et les plus utilisés dans le monde du sport, en particulier pour ses effets démontrés sur la performance en force et en puissance. Cependant, une inquiétude persistante est apparue dans les années 2000 : la supplémentation en créatine provoquerait-elle une chute de cheveux ? Cette question est principalement issue d’une unique étude ayant rapporté une augmentation des taux de dihydrotestostérone (DHT), une hormone dérivée de la testostérone, connue pour son implication dans l’alopécie androgénétique (calvitie masculine). Face à cette hypothèse controversée, l’étude de Lak et al. (2025) a cherché à fournir des données rigoureuses à partir d’un essai randomisé contrôlé de 12 semaines chez des hommes pratiquant la musculation.
Objectif de l’étude
Objectif principal
L’objectif principal de cette recherche était d’évaluer si la prise quotidienne de créatine monohydrate pendant 12 semaines avait un effet mesurable sur les concentrations hormonales (testostérone totale, testostérone libre, DHT) et sur des indicateurs objectifs de la santé capillaire chez des hommes entraînés.
Hypothèse
Les auteurs n’ont pas formulé d’hypothèse explicite, adoptant une posture neutre dans le but de tester une association précédemment suspectée entre créatine et perte de cheveux.
Méthodologie
Participants
L’étude a inclus 38 hommes âgés de 18 à 40 ans, tous engagés dans la musculation depuis au moins un an. Les critères d’exclusion comprenaient notamment la prise antérieure de créatine ou de traitements capillaires récents, l’usage de stéroïdes anabolisants dans les 6 mois précédents, ou la présence de pathologies affectant la chute de cheveux.
Design expérimental
L’étude a été conduite selon un schéma randomisé, en double aveugle et à groupes parallèles, avec des mesures avant et après intervention. Les participants ont été assignés de manière aléatoire à un groupe recevant 5 g de créatine monohydrate par jour (n = 19), ou 5 g de maltodextrine (placebo, n = 19).
Suivi de l’observance
Pour garantir une bonne conformité, les chercheurs ont mis en place un suivi quotidien via WhatsApp, demandant aux participants de confirmer leur consommation. Des visites en laboratoire toutes les deux semaines permettaient de vérifier que les sachets de supplément étaient bien consommés.
Mesures effectuées
Des analyses sanguines ont été réalisées à l’inclusion et à la fin des 12 semaines pour mesurer :
- testostérone totale
- testostérone libre
- DHT
- créatinine sérique
En parallèle, une évaluation de la santé capillaire a été réalisée via le système FotoFinder, un outil d’imagerie haute résolution permettant d’évaluer de manière non invasive la densité, l’épaisseur et la qualité du cuir chevelu et des follicules pileux.

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