Debout Vs Assis : quelle méthode est la plus efficace pour développer ces mollets ?

Table des matières

Introduction

Les pratiquants se posent souvent cette question : comment optimiser l’hypertrophie des muscles du mollet, le triceps sural ? L’étude de Kinoshita et al. (2023), intitulée « Triceps Surae Muscle Hypertrophy is Greater After Standing Versus Seated Calf-raise Training », explore en profondeur cette problématique et remet en question certaines idées reçues sur l’efficacité des extensions de mollets debout et assises.

Le triceps sural, qui regroupe le gastrocnémien (têtes médiale et latérale) et le soléaire, est une unité musculaire complexe. Ces muscles jouent un rôle clé dans des mouvements tels que la flexion plantaire, essentielle pour la marche, la course, ou même le saut. Depuis des décennies, les culturistes recommandent de combiner des extensions de mollets debout et assises pour entraîner ces muscles de manière optimale. Cette logique repose sur les différences anatomiques des muscles concernés : le gastrocnémien est bi-articulaire (il traverse à la fois le genou et la cheville), tandis que le soléaire est mono-articulaire. Cependant, l’étude de Kinoshita et al. (2023) apporte une nouvelle perspective en comparant directement les effets de ces deux types d’exercices sur l’hypertrophie musculaire.

Objectifs et méthodologie de l’étude

Objectifs principaux

L’objectif principal de cette étude était de déterminer lequel des deux types d’extensions de mollets – debout ou assis – favorise le plus l’hypertrophie musculaire du triceps sural. Plus précisément, les chercheurs voulaient évaluer si les exercices assis, souvent privilégiés pour cibler le soléaire, apportaient réellement une valeur ajoutée par rapport aux exercices debout, qui impliquent à la fois le gastrocnémien et le soléaire.

Cette question est importante, car elle remet en question les recommandations classiques de la musculation. Si les extensions assises ne stimulent pas davantage le soléaire et sont inefficaces pour le gastrocnémien, alors leur utilité dans les programmes d’entraînement pourrait être limitée.

Méthodologie et échantillon

Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont utilisé un design intra-sujet. Chaque participant a entraîné une jambe avec des extensions de mollets debout, tandis que l’autre jambe réalisait des extensions assises. Ce type de design est particulièrement intéressant, car il élimine les variations interindividuelles, chaque personne servant de son propre témoin.

Les participants étaient 14 adultes non entraînés, ce qui garantit que les résultats reflètent les réponses musculaires typiques des débutants. Ils ont suivi un programme d’entraînement de 12 semaines, comprenant deux séances hebdomadaires. Chaque séance comprenait cinq séries de dix répétitions à 70 % du 1RM (répétition maximale). Avant et après l’intervention, les volumes musculaires du gastrocnémien (têtes latérale et médiale) et du soléaire ont été mesurés par IRM, une méthode précise pour évaluer l’hypertrophie.

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