Introduction
La musculation et l’entraînement en résistance ont considérablement évolué au cours des dernières décennies, intégrant des techniques variées pour améliorer les performances athlétiques. Parmi ces techniques, les séances de priming ont gagné en popularité. Les séances de priming sont des sessions d’entraînement effectuées dans le but de potentier ou d’améliorer les performances dans les 48 heures suivantes. Ces séances impliquent généralement des exercices à haute intensité destinés à préparer le corps à une performance optimale ultérieure.
Revue de l’étude de Nishioka et Okada (2021)
But et hypothèses
L’étude de Nishioka et Okada (2021) visait à déterminer si une séance de priming, composée de 5 séries de 4 répétitions de jump squat à 40 % du 1RM, pouvait améliorer les performances de saut 24 heures plus tard. Ce type de séance est connu pour activer les muscles et préparer le système neuromusculaire à des efforts ultérieurs, potentiellement maximisant la performance athlétique. Les chercheurs cherchaient également à savoir si le niveau de force de base des participants influençait les bénéfices potentiels du priming, une question cruciale pour adapter les protocoles d’entraînement à différents profils d’athlètes.
Les chercheurs ont émis l’hypothèse que les séances de priming amélioreraient les performances de saut principalement chez les individus plus forts, définis comme ayant une force relative plus élevée (capables de soulever en moyenne 2,22 fois leur poids corporel). À l’inverse, ils s’attendaient à ce que les individus plus faibles (capables de soulever en moyenne 1,76 fois leur poids corporel) ne bénéficient pas de manière significative du priming.
Sujets et méthodes
Description des sujets
L’étude a recruté 20 hommes entraînés, chacun avec une moyenne de plus de quatre ans d’expérience en musculation et plus de onze ans de participation sportive. Ces athlètes étaient bien familiarisés avec les techniques et les exercices de saut, ce qui assurait une exécution correcte des mouvements et minimisait les variations dues à une mauvaise technique. Les participants ont été divisés en deux groupes basés sur leur force relative au squat 1RM, en utilisant la méthode du split médian. Le groupe « plus fort » comprenait des individus avec un squat 1RM supérieur à la médiane, tandis que le groupe « plus faible » comprenait ceux avec un squat 1RM inférieur à la médiane.
Méthodologie
L’étude a utilisé un design en crossover, où chaque sujet a servi de son propre contrôle, participant à deux conditions différentes : une séance de priming et une condition contrôle sans entraînement. Lors de la première visite, les sujets ont été familiarisés avec les tests de saut : le jump squat, le saut contre-mouvement (CMJ) et le saut en profondeur (drop jump). Ils ont également effectué un test de 1RM au squat pour déterminer leurs charges de travail et leur force relative.
Les tests de performance en saut ont été réalisés avant et 24 heures après la séance de priming. Les jump squats et les CMJ ont été effectués à 0 % (utilisant un tuyau en plastique comme barre) et 40 % de 1RM. Les jump squats étaient exécutés avec une pause de deux secondes en bas du mouvement pour minimiser l’influence du réflexe d’étirement, tandis que les CMJ étaient réalisés en mouvement fluide sans pause. Les sauts en profondeur ont été effectués à partir d’une hauteur optimale déterminée pour chaque sujet, permettant de mesurer l’indice de force réactive (hauteur du saut ÷ temps de contact au sol).
Réponses